Les
cyanobactéries
Des
"algues bleues" omniprésentes |
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Les
cyanobactéries, appelées également
"algues bleues", sont des micro-organismes
apparus sur terre il y a 2,5 milliards d'années.
S'adaptant facilement à leur environnement,
elles colonisent la majorité des écosystèmes
terrestres et aquatiques. Elles sont ainsi présentes
sur la totalité du globe, des calottes
glacières jusqu'aux forêts tropicales.
Les cyanobactéries
sont des procaryotes (comme les bactéries)
possédant des pigments leur permettant
de faire de la photosynthèse (comme les
micro-algues et les plantes aquatiques).
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Certaines
espèces de cyanobactéries se développent
particulièrement bien dans les eaux peu
profondes, tièdes et calmes. On les retrouve
également dans les secteurs pollués
par les activités humaines. Menant une
existence comparable à celle des autres
algues, elles peuvent former des agrégats
vert olive à la surface de l'eau, appelés "fleur d'eau" ou "blooms".
En séchant, elles laissent apparaître
des traces bleues sur les supports d'où
leur nom d'algues bleues |
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Certaines
cyanobactéries produisent également
des toxines appelées cyanotoxines,
qui peuvent avoir des effets nocifs sur la santé humaine, notamment par la survenue
de gastro-entérites, de troubles
cutanés et de conjonctivites.
Pour l'homme, les
voies d'exposition potentielles aux cyanotoxines sont
les suivantes : la voie orale avec les eaux de boisson
et la nourriture, l'inhalation sous forme d'aérosols,
la voie intraveineuse par dialyse, et le contact avec
la peau et les yeux, notamment dans les eaux de loisirs.
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Dans
le cadre de son action en matière de
santé publique, la Direction Départementale
des Affaires Sanitaires et Sociales (DDASS), aujourd'hui l'ARS (Agence Rgionale de Santé)
a lancé en 2001 un programme de suivi
des eaux potables, des eaux de baignade et des
lieux où se pratiquent des activités
nautiques organisées, incluant la recherche
de cyanobactéries et de cyanotoxines.
L'Erdre fait partie des plans d'eau surveillés.
Tous les résultats sont publiés
sur le
site de l'EDENN. |
D'autre
part, le Syndicat Mixte EDENN, soutenu financièrement
par plusieurs partenaires (1), a lancé en automne
2002 une étude technique et scientifique sur
les cyanobactéries qui a apporté des
réponses sur :
D'où vient
le phosphore et l'azote de l'Erdre ?
éléments
de réponses
Quels sont les mécanismes
d'apparitions ?
éléments
de réponses
Comment les prévenir
et les combattre ?
éléments
de réponses
Le
cabinet Setude, supervisé par une équipe
de chercheurs (2), a livré ses conclusions.
Une synthèse est disponible sur le site
de l'EDENN. L'étude
complête est consultable à l'EDENN.
Suite à cette étude, l'EDENN a mis en place un observatoire des eaux de l'Erdre dont la synthèse des résultats est consultable.
(1)
Conseil Général de Loire Atlantique,
Conseil Régional des Pays de la Loire, Communauté
Urbaine de Nantes, Agence de l'eau et Direction Régionale
de l'Environnement
(2)
Agence de l'Eau, ISOMER, Université de Rennes,
INRA de Thonon les Bains
Des
mesures de précaution à prendre |
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Le
6 mai 2003, le Conseil Supérieur d'Hygiène
Publique de France a adopté les seuils
d'alerte (niveaux 1, 2a, 2b, 3) en fonction
du nombre de cyanobactéries et de la
concentration en toxine. Ces seuils d'alerte
sont complétés par des mesures
de précaution à prendre plus ou
moins contraignantes suivant le niveau atteint.
Tous les détails de cette réglementation
sont sur le site de l'EDENN. Lorsque le seuil
d'alerte est élevé, l'ARS installe
des panneaux d'information sur le bord de la
zone concernée afin de rappeler les mesures
de précaution à prendre pour pratiquer
en sécurité une activité
nautique. D'autre part, les
conditions de navigabilité sont disponibles
au niveau des capitaineries, des mairies et
des bases nautiques,
ainsi
que sur le site de l'EDENN dans le chapitre navigation. |
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